GNW-Delegation bei Relais de la memoire 2010 in Paris:

Gespräch mit Zeitzeugin Sarah Chaumette

 

 

 

Gespräch mit Sarah Chaumette – „Relais de la mémoire“ Paris 2010

Während des Programms « Relais de la mèmoire » im März 2010 in Paris hatten wir  Gelegenheit, mit Sarah Chaumette ein Gespräch zu führen. Sie engagierte sich während des Zweiten Weltkriegs und der deutschen Besatzung in Frankreich im Widerstand.


Sarah Chauette wurde 1925 in Paris geboren. Ihre Eltern stammen aus Kiew. Sie flohen vor den antijüdischen Pogromen im tsaristischen Russland zunächst nach Polen um dort zu leben und zu arbeiten. Nach dem Ersten Weltkrieg gingen sie nach Berlin, wanderten jedoch später von dort ohne gültige Papiere nach Paris aus, auch aufgrund ihrer schlechten wirtschaftlichen Lage und der hohen Inflation.

In Frankreich gelingt es Sarahs Vater, eine Arbeit in einer kleinen Textilfabrik anzunehmen. Später kann er sich selbständig machen und ein eigenes Geschäft für Stickerei und Innen-dekoration eröffnen. Zuhause spricht die Familie Yiddisch, aber die kleine Tochter Sarah lernt in der Vorschule Französisch. Die Eltern sind froh, dass der französische Staat die Kosten für den Schulbesuch trägt, denn ihre Eltern konnten diesen „Luxus“ nicht kennen lernen. Sarahs Eltern werden endlich in Frankreich offiziell als russische Flüchtlinge anerkannt. In Paris erlebt Sarah eine glückliche Kindheit und kann zur Schule gehen. Aber dieses Leben ändert sich in den dreißiger Jahren: Viele deutsche Juden treffen in Paris ein, um dem Nazi-Regime in Deutschland zu entkommen. Es sind vor allem gebildete Menschen, die einen klaren Blick für die Verhältnisse haben und sich bewusst sind, dass dies „der Anfang vom Ende“ ist.

Ab 1940 arbeitet die nationalistische, konservative französische Regierung unter Marschall Pétain, die in Vichy ihren Sitz hat, mit dem Hitler-Regime zusammen. Die beiden Regie-rungen schließen einen Nichtangriffs-Pakt. Unter der deutschen Besatzung werden die Rassen-Gesetze in der von der Wehrmacht besetzten französischen Zone, auch in Paris, eingeführt. Sie bringen viele Beschränkungen und Verbote für die jüdische Bevölkerung. Zum Beispiel dürfen diese nicht mehr öffentliche Vergnügungs- und Freizeitstätten wie Kinos oder Parks besuchen oder müssen bestimmte Abteile in den Métrozügen benutzen. Eine besondere Diskriminierung ist die Verpflichtung zum Tragen des Judensterns, den sie zudem aus eigenen Mitteln bezahlen müssen – eine besonders zynische Maßnahme.

In dieser Zeit organisieren französische Juden die Flucht vieler Menschen, die in Gefahr sind, ins Ausland, zum Beispiel in die Vereinigten Staaten. Sarahs Familie bleibt jedoch in Paris. Wenig später wird ihre Mutter in der Wohnung verhaftet und ihr Vater wird auf der Straße festgenommen. Die Eltern von  Sarah werden deportiert, sie sieht sie nie wieder. Im Alter von siebzehn Jahren ist Sarah plötzlich allein auf sich gestellt!

Zunächst kann sie bei einer Nachbarin unterkommen, die sie aufnimmt, später geht sie in ein Jugendheim für Mädchen. Dort nimmt sie auch Kontakt auf zu politisch engagierten jungen Frauen, die im Untergrund Widerstand gegen die Nazi-Besatzung leisten. Sarah Chaumette erzählt uns, wie begrenzt die Möglichkeiten ihrer Untergrundgruppe waren. Dennoch wollten diese mutigen Frauen, anders als die Eltern, handeln und „es nicht einfach mit sich geschehen lassen“. So verfassten und druckten sie heimlich Flugblätter, die sie zum Beispiel in der métro auf den Boden warfen damit die Vorübergehenden sie aufheben und lesen konnten. Ihre Informationen aus nicht zensierten Quellen kommen von der BBC und auch von Untergrund-Gruppen des kommunistischen Widerstands in Frankreich. Alles muss unter größter Vorsicht von statten gehen.

Sarah Chaumette erzählt uns auch, dass sie „sehr viel Glück“ hatte, denn sie wurde nicht fest-genommen und von den Nationalsozialisten umgebracht. Das war das Schicksal von drei Vierteln der geheimen Widertandsgruppe, der sie sich angeschlossen hatte. Sie ist heute überzeugt, dass die Gestapo sie deshalb nicht verhaftete, weil sie glaubte, durch ihre Beobachtung an mehr Informationen über die Widerstandsgruppe zu gelangen.

Frau Chaumette spricht über den „Zwangsarbeitsdienst“ STO. Dieser stellte ein großes Problem dar, weil die französischen Juden in Deutschland arbeiten sollten. In Frankreich fehlten diese somit als Arbeitskräfte. Sie führt weiter aus, dass es zahlreiche Verhaftungen von Juden in Frankreich gab. Dies war eine unmittelbare Konsequenz aus der von den Nationalsozialisten beschlossenen „Endlösung der Judenfrage“.

Am 16. September 1942  werden rund zwölf tausend Juden im Großraum Paris verhaftet. Sie werden unter miserablen Haftbedingungen in dem großen Sportpark „Vélodrôme d`hiver“ festgehalten. Von hier aus verschleppen die deutschen Besatzer tausende Juden in die Konzentrationslager, so auch die Eltern unserer Gesprächspartnerin.

Die Begegnung mit der heute 84 Jahre alten Frau Chaumette hat uns alle sehr bewegt. Ihr Schicksal kann als ein Beispiel gelten für die Opfer von Rassenhass und Gewaltherrschaft. Aber es zeigt uns auch, dass Menschen die Pflicht haben aufzubegehren und sich gegen jede Form rassistischer Regimes und Ideologien zu engagieren. Es bleibt eine dauernde Aufgabe, sich für eine menschlichere und gerechtere Gesellschaft einzusetzen. 

 
 

 

Rencontre  avec Sarah Chaumette – « Relais de la mémoire » à Paris 2010

Pendant le programme du « Relais de la  Mémoire » à Paris en mars 2010, nous avons eu la possibilité de parler avec Sarah Chaumette qui a travaillé dans la résistance pendant la deuxième  guerre mondiale.
Sarah Chaumette est née en 1925 à Paris. Ses parents viennent de Kiew. Ils ont fui les pogromes en Russie tsariste contre les Juifs et se sont installés en Pologne pour y travailler. Après la première guerre mondiale ils sont allés à Berlin, mais de là ils ont émigré sans papiers d’identité à Paris. La raison principale pour cela était la mauvaise situation économique et l` inflation élevée.
Son père réussit à trouver un travail, au début dans une petite entreprise de textile, puis il se met à son propre compte et ouvre un magasin de broderie. À la maison, la famille parle le Yiddish, mais à l’école maternelle, lSarah apprend le francais. Les parents sont contents que l’état francais paye l’argent pour l’école, car leurs parents n’avaient pas connu ce « luxe ». Les parents sont officiellement reconnus en France  comme réfugiés russes. À Paris, Sarah peut aller à l’école maternelle et elle vit une enfance heureuse.  Mais cette vie change pendant les années 1930 : Beaucoup de Juifs d’Allemagne sont arrivés à Paris à cause du régime Nazi en Allemagne. Ce sont surtout des gens instruits et clairvoyants qui sont conscients que c`est « le début de la fin ».
A partir de 1940, le gouvernement nationaliste et conservateur du Maréchal Pétain qui s`est installé à Vichy,  collabore avec le régime de Hitler. Les deux gouvernements décident de ne pas s`attaquer. Les lois raciales sont maintenant introduites à Paris et dans toute la zone francaise occupée par l`armée allemande ; ce qui signifie beaucoup de restrictions pour les Juifs, comme par exemple l`interdiction de visiter des lieux de loisir public comme les parcs ou les cinémas ou ils n`ont accès qu`à certains wagons dans le métro. Une discrimination spéciale est l`obligation de porter l’étoile jaune qu’ils doivent en plus payer de leur poche – un acte de cynisme.
Pendant ce temps, des Juifs francais  organisent la fuite de beaucoup de gens menacés  vers d`autres pays, par exemple aux États-Unis. Mais la famille de Sarah reste à Paris. Un peu plus tard, sa mère se fait arrêter dans son appartement et son père est arrêté dans la rue. Les parents de Sarah sont déportés ! Sarah ne les a plus jamais revus. À l`âge de 17 ans, elle est tout à coup seule !
Au début elle peut vivre chez une voisine, un peu plus tard elle va dans un foyer socio-éducatif pour  filles. C`est là qu`elle prend contact avec des femmes engagées dans la politique et la résistance clandestine contre l`occupation nazie.
Sarah Chaumette nous raconte que les moyens d`action de ce groupe sont modestes. Mais ces femmes courageuses voulaient agir et « ne pas se laisser faire » comme leurs parents. En clandestinité elles impriment des tracts qu’elles jettent par terre par exemple dans le métro pour que les gens qui passent les lisent. Leurs informations indépendantes viennent de la « BBC » ou aussi de la résistance clandestine communiste en France. Tout doit se passer avec beaucoup de prudence.
Sarah Chaumette nous dit aussi qu’elle a eu « beaucoup de chance » de ne pas  avoir été arrêtée et assassinée par les Nazis comme les ¾ de son groupe de résistance dans lequel elle s’était engagée. Elle est persuadée aujourd`hui que la Gestapo ne l`a pas arrêtée car elle pensait pouvoir obtenir plus d`informations sur ce réseau de résistance en la surveillant.
Elle explique que le « Service du travail obligatoire » (STO) avait un grand problème parce que les Juifs français devaient travailler en Allemagne et pas en France. Mais en France aussi, comme en Allemagne, ces travailleurs manquaient. Elle nous a dit aussi qu’il y avait beaucoup d`arrestations de Juifs en France - une conséquence de « la Solution finale de la question juive » décidée par les Nazis.
Le 16. 9. 1942 on arrête environ 12 000 Juifs dans la région parisienne. Ils sont gardés dans une grande salle de sport dans de très mauvaises conditions de détention. De ce vélodrôme d`hiver, les Allemands ont déporté des milliers de Juifs dans les camps de concentration.
La rencontre avec Madame Chaumette qui a maintenant 84 ans était pour nous tous très émouvante. Elle est un exemple des victimes de la haine raciale et du despotisme, mais elle nous montre aussi que l`on doit se révolter et s`engager contre tout gouvernement et toute idéologie raciales et que l`on doit s`engager et se battre pour une société plus humaine et juste. 

 

(Anika Adden, H. Färber)

Seite zuletzt geändert am 17.04.2010, 09:40 Uhr von Ralph Werner-Dralle
 

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